ACTUALITÉS
En avant la rentrée !
A propos du moment si particulier qu’est la rentrée, un très respectable père du séminaire, dont je tairai le nom, remarquait avec une lucide facétie : « Tout ce qu’on attend de ce jour-là , finalement, c’est de voir la tête des nouveaux !» Oui, du nouveau ! Qui n’en est pas friand ? En cette période, où tout semble donner raison au mythe païen de l’éternel retour, où tout semble recommencer comme avant, quand on est au séminaire, on guette le neuf avec avidité ! Et en guise d’innovation, qu’oserai-je énumérer ? Quelques frères, certes ! Quelques chambres ? Voilà qui devient intéressant. Quoi d’autre ? Ah oui ! Les lunettes du père Dol, notre supérieur. Excellent, le tour est fait. Nous avons maintenant le champ libre pour parler de ce qui est essentiellement nouveau ; d’un vin qui, gardé dans la fraîcheur d’une cave castillane, dégage chaque année des arômes inconnus. Je veux parler de l’immémoriale tradition du séminaire.
Et la tradition veut que tout séminariste, qu’il soit néophyte ou proche de la ruine, fasse de sa voix résonner le domaine entier. Durant toute une semaine, les platanes de la Castille ont donc vu, ou plutôt entendu, chanter une trentaine de jeunes hommes, sous la houlette érudite d’un ponte du grégorien, Marcel Pérès. Les faux-muriers de la cour intérieure, quant à eux, ont eu l’occasion d’assister aux séances d’assouplissement corporel, spectacle immanquable, mis en scène par une brillante professeur de chant et de danse, Catherine Ressaire. Ainsi, le matin nous nous égosillions joyeusement sur du chant vieux-romain du XIe siècle, tandis que l’après-midi nous offrait des moments uniques à chanter « Au Clair de la lune », les uns à la façon de bovins dépressifs pour travailler leurs résonateurs buccaux, les autres à la manière de chanteuses lyriques (au sommet de leur art) afin d’exercer…. je ne sais trop quoi, en fait… Quoi qu’il en soit, la belle complémentarité de nos deux maîtres, bien souvent plus prompts à l’hilarité que nous, aura été fort appréciée.
Ensuite, après l’incontournable participation aux vendanges du domaine, direction LĂ©rins, bien sĂ»r ! La sacro-sainte retraite de septembre ! Cela fait toujours son effet quand, la mine grave et l’air solennel, un vieux sĂ©minariste se met Ă exhorter ses plus jeunes comparses Ă se munir de leurs palmes, sans oublier le tuba ! Non, ne riez pas de la tradition ! Certains vont jusqu’au sacrifice de leur barbe pour empĂŞcher l’eau de s’infiltrer dans leur masque… Si vous saviez ! Pauvre recteur, la voix empreinte d’un dĂ©sespoir patent, il nous incita Ă prendre quand mĂŞme notre Bible, rappelant qu’il s’agissait d’une retraite spirituelle. Nous nous fĂ®mes donc Ă l’idĂ©e. Pour ma part, je garde l’impĂ©rissable souvenir d’un moine qui, entre deux brasses au large de l’île, me donna un enseignement sur le livre de Tobie. Comment mĂŞler le vrai Ă l’agrĂ©able ! De façon plus habituelle, notre prĂ©dicateur, le père Gitton, nous entretenait deux fois par jour, avec pour thème principal : « La RĂ©demption en marche », ou comment nous, les hommes, pouvions participer au salut du monde acquis par le Christ. D’une douceur Ă©difiante, ce vieux prĂŞtre n’en Ă©tait pas moins Ă©nergique, quand il nous encourageait Ă rejeter toute forme de mĂ©diocritĂ©. Saint Pie X ne disait-il pas que le mal n’avait que l’ampleur que la molle tiĂ©deur des chrĂ©tiens voulait bien lui donner ?
Et voilà que, soudain, les cours reprennent. L’ordinaire et son cortège d’habitudes nous assaillent de toutes parts. Et le Christ, à travers sa Parole et ses ministres, nous invite à tout Lui remettre pour Le laisser tout sanctifier, Lui qui, le seul, fait toute chose nouvelle.
Foucauld B.
Le stage de chant :
Les vendanges, dans la joie et la bonne humeur :
La retraite à Lérins :
Dieu m'appelle-t-il ?
LE SACERDOCE EN QUESTION
Vous avez une question ?
Si vous avez le dĂ©sir d'approfondir votre discernement quant Ă votre vocation, alors n'hĂ©sitez pas Ă poser vos questions ici ! Un prĂŞtre ou un diacre vous rĂ©pondra.Â














